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VALR a obtenu l’approbation provisoire de l’Autorité monétaire des îles Caïmans pour fonctionner en tant que fournisseur de services d’actifs virtuels, donnant à la société basée à Johannesburg un autre point d’ancrage réglementaire en dehors de son marché national.

L’approbation permet à VALR d’offrir des services de négociation, d’échange, de conservation et de transfert d’actifs virtuels sous autorisation provisoire pendant qu’il remplit les conditions restantes pour une licence complète. Pour une entreprise qui cherche à s’étendre au-delà de sa base africaine sans perdre son identité régionale, c’est une étape utile. Pas encore de licence définitive, mais plus qu’une simple expression d’intention.

L’approbation des Caïmans donne à VALR une base offshore plus large

Pour VALR, l’approbation des îles Caïmans n’est pas seulement un badge sur une page réglementaire. Cela donne à l’entreprise une voie plus claire vers les marchés mondiaux des actifs numériques, en particulier les flux institutionnels qui nécessitent souvent des structures offshore reconnues, des processus de conformité plus stricts et une supervision crédible.

Les îles Caïmans sont devenues une juridiction importante pour les fonds cryptographiques, les bourses et les fournisseurs de services d’actifs numériques. C’est important car de nombreux clients institutionnels ne se contentent pas de considérer la profondeur des produits ou les frais de négociation. Ils examinent où une entité est agréée, qui la supervise, comment les actifs des clients sont gérés et si la structure juridique peut résister à un examen minutieux.

Pour une entreprise aux racines africaines, la licence permet de rapprocher deux mondes qui ne se rencontrent pas toujours facilement : la demande locale et régionale de crypto d’un côté, le capital institutionnel mondial de l’autre. L’Afrique dispose de nombreux cas d’utilisation des actifs numériques, notamment en matière de paiements, d’accès au dollar, d’envois de fonds et de commerce. Cependant, le capital mondial a généralement besoin d’un cadre réglementaire qu’il puisse comprendre avant d’agir à grande échelle.

VALR a déclaré que l’autorisation provisoire couvre les services d’échange fiat-crypto et crypto-crypto, la conservation sécurisée des actifs numériques et les services de transfert transfrontalier. Ces domaines constituent désormais une infrastructure essentielle du secteur, d’autant plus que les pièces stables sont de plus en plus utilisées pour le règlement, la gestion de la trésorerie et les paiements internationaux.

L’angle de la garde est particulièrement important. Après plusieurs échecs dans le secteur des cryptomonnaies, les clients institutionnels sont devenus plus exigeants en matière de ségrégation des actifs, de contrôles opérationnels et de risque de contrepartie. L’accès au commerce à lui seul ne suffit plus. Les bourses doivent de plus en plus ressembler à des fournisseurs d’infrastructures, et non à de simples places de marché disposant d’un carnet d’ordres.

La société dessert déjà plus de 1,8 million d’utilisateurs et plus de 2 000 clients entreprises et institutionnels dans le monde entier. Cela donne à l’approbation Cayman un avantage pratique. Ce n’est pas une licence attachée à un concept. Elle s’ajoute à une activité opérationnelle avec un volume, des clients et des gammes de produits existants.

La pile réglementaire s’étend désormais au-delà de l’Afrique du Sud

La base de conformité de VALR est également de plus en plus complexe. La société détient déjà des licences de catégories I et II de la Financial Sector Conduct Authority d’Afrique du Sud, ainsi que des licences ODP et TPPP. Elle est également enregistrée auprès du National Credit Regulator d’Afrique du Sud en tant que fournisseur de crédit.

Cette combinaison est pertinente car VALR n’opère plus dans une catégorie d’échange étroite. Son ensemble de produits touche le trading, les paiements, les prêts, les emprunts, la conservation et l’exposition de type produits dérivés. Chacun de ces domaines comporte des attentes réglementaires différentes, et la frontière entre l’échange de crypto-monnaie, la société de paiement et le fournisseur d’infrastructure financière devient moins nette qu’elle ne l’était autrefois.

Les sociétés de cryptographie sont de moins en moins jugées sur leur marketing et davantage sur leur capacité à opérer dans plusieurs régimes réglementaires. Le commerce, les paiements, les prêts, la garde et les produits dérivés se situent tous dans des cadres juridiques différents, et les régulateurs surveillent ces frontières de plus près. Une entreprise qui souhaite servir à la fois les utilisateurs particuliers et les institutions doit s’adapter à cette réalité dès le début, sinon l’expansion devient lente et coûteuse par la suite.

Le PDG de VALR, Farzam Ehsani, a décrit l’approbation des îles Caïmans comme une étape vers l’offre de l’infrastructure d’actifs numériques de l’entreprise à une clientèle mondiale plus large. Il a également souligné le rôle de VALR sur les marchés stables, où un mouvement de valeur plus rapide et moins cher est devenu l’un des cas d’utilisation les plus pratiques de la cryptographie.

Ce lien stablecoin est important. Une grande partie de la croissance institutionnelle de la cryptographie ne concerne plus uniquement le trading spéculatif. Il s’agit de déplacer de l’argent au-delà des frontières, de régler les équilibres entre les plateformes, de donner aux entreprises l’accès aux dollars numériques et de créer des produits de paiement qui fonctionnent en dehors des heures d’ouverture des banques traditionnelles. Pour une plateforme africaine aux ambitions mondiales, il s’agit d’un domaine naturel dans lequel s’implanter.

Fondée en 2018 et soutenue par des investisseurs tels que Pantera Capital, Coinbase Ventures et F-Prime Capital, VALR propose des transactions au comptant, sur marge, à terme perpétuel, du jalonnement, des prêts, des emprunts, des services OTC, des offres groupées de crypto-monnaie et des paiements. Une licence complète aux Caïmans donnerait à cet ensemble de produits une plate-forme réglementaire internationale plus solide et pourrait permettre à l’entreprise de rivaliser plus facilement pour des clients plus importants qui nécessitent plus qu’une solide pile technologique.